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Lire l’Afrique : 8 livres pour une bibliothèque idéale !


Par Ambre DELCROIX et Olivier THIBAUD


Constituer un début de collection d’auteurs africains à moindre coût ?

C’est possible : la plupart des grands auteurs sont réédités en collection « Poche » dans les deux années qui suivent la première sortie de leur ouvrage.

C’est le Nigérian Chinua Achebe qui a dit :

« Tant que les lions n'auront pas leurs propres historiens, l'histoire de la chasse glorifiera toujours le chasseur ! »

Qui donc mieux qu’un Africain pour écrire l’Afrique ?

Alors ne boudons pas notre plaisir :

nous avons sélectionné pour vous huit livres d’auteurs originaires d’Afrique subsaharienne qui figurent dans notre bibliothèque idéale .



L’un des plus grands écrivains d'Afrique – si ce n’est le plus grand - est le Nigérian Chinua Achebe.

« Le monde s'effondre » (Things Fall Apart) est son chef d’œuvre : un livre culte incontournable.

Traduit en 45 langues il a été vendu à plusieurs dizaines de millions d’exemplaires, Chinua Achebe y décrit une Afrique devant le choc de l'arrivée des Européens, porteuse de valeurs anciennes qu'il veut mettre en avant.

Chinua Achebe est connu pour la célèbre formule :

« Tant que les lions n'auront pas leurs propres historiens, l'histoire de la chasse glorifiera toujours le chasseur ! »


« Tout s’effondre » de Chinua Achebe ; collection Babel (Actes Sud) ; 22 pages ; 7,70€


Le Camerounais Ferdinand Oyono n’a écrit dans toute son existence que trois romans, mais quels romans !

« Le vieux nègre et la médaille » est sans nul doute le plus connu.

Dans une langue piquante et savoureuse, l’auteur brosse le portrait de Meka , un « vieux nègre » que l’administration a décidé de récompenser pour son dévouement pour la France.

L’éditeur Présence africaine souligne la « verve comique soutenue par un réalisme intense... Une lumière crue et impitoyable met à nu les contradictions entre les paroles doucereuses des Blancs et leur comportement réel. »


« Le vieux nègre et la médaille » de Ferdinand Oyono ; collection 10/18 ; 188 pages ; 6,10€


C’est au Malien Amadou Hampâté Bâ que l’on attribue la phrase célèbre :

« Quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. »


A la fois roman d’aventures, tableau de mœurs et fresque historique, ces mémoires sont l’œuvre de l’un des derniers grands dépositaires d’une civilisation orale en pleine mutation.


« Amkoullel, l’enfant peul » par Amadou Hampâté Bâ ; collection J’ai Lu ; 446 pages ; 7,90€


Le Congolais Alain Mabanckou signe là ce qui est donné comme l’un des cent meilleurs romans de tous les temps – rien de moins !

Verre Cassé est un client assidu du Crédit a voyagé, un bar congolais des plus crasseux.

Un jour, L’Escargot entêté, le patron, lui propose de mettre sur papier les prouesses héroïco-comiques des habitués…

Ce qu’en dit Bernard Pivot ?

« … une œuvre truculente, exubérante, bavarde, tonitruante, d’un comique sans retenue. »


« Verre cassé » par Alain Mabanckou ; collection Points ; 248 pages ; 7,10€


Restons encore avec Alain Mabanckou et son dernier roman « Les cigognes sont immortelles ».


Au mois de mars 1977, le président congolais Marien Ngouabi est brutalement assassiné.


La violence politique éclate dans tout le pays et balaye l’innocence du petit Michel (c’est à dire l’auteur).


Le Figaro littéraire déclare enthousiaste :


« Quelle force ! Mabanckou revigore la langue, lui donne du peps. Il tient une place particulière et nécessaire dans la littérature française. C’est un grand bonheur que de le lire. »


« Les cigognes sont immortelles » par Alain Mabanckou ; collection Points ; 276 pages ; 7,50€


Récompensé du Prix Goncourt de lycéens, Gaël Faye signe un premier roman déchirant et incandescent qui campe un enfant emporté par la fureur du destin.

Avant, Gabriel faisait les quatre cents coups avec ses copains dans leur coin de paradis.

Soudain, l’harmonie familiale s’est disloquée en même temps que son « petit pays », le Burundi, ce bout d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire…


« Petit pays » par Gaël Faye ; collection Le livre de poche ; 220 pages ; 7,20€



Initialement publié en anglais sous le titre « Stay with me », la jeune Nigériane de 32 ans Ayobami Adebayo signe avec « Reste avec moi » un écrit magistral, ardent, captivant, absolument exquis.

Un déchirant récit sur la façon dont le désir d’enfant peut détruire une femme, un mariage, une famille.

Ce premier roman a été traduit dans 18 pays et sélectionné pour cinq prix littéraires dont le prestigieux Women’s Prize for Fiction .

A cela s’ajoute qu’il figure dans la « short list » du Prix de la Presse Panafricaine – MOKANDA 2021 :

une option sérieuse pour le prix du meilleur roman de l’année !


« Reste avec moi » par Ayobami Adebayo ; collection J’ai lu ; 350 pages ; 8€


Et pour finir nous avons retenu le « Dictionnaire enjoué des cultures africaines » que signent – décidément encore lui – Alain Mabanckou et Abdourahman Waberi.

L’abécédaire d’une Afrique en marche .

Une Afrique dont la puissance culturelle se déploie sous nos yeux, avec ses ressources exceptionnelles et sa spectaculaire planétarisation.

Une Afrique en passe d’imposer une griffe, un style, une manière d’être au monde.

L’Afrique qui vient !


« Dictionnaire enjoué des cultures africaines » par Alain Mabanckou et Abdourahman Waberi ; collection Pluriel ; 336 pages ; 10€




 
 
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